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  • Avis sur le livre : Comprendre et Maîtriser le Crédit Immobilier de Antoine ROUSSEL

    Comprendre et Maîtriser le Crédit Immobilier: Optimisez Votre Emprunt , livre d'Antoine ROUSSEL, Kindle Edition, Publié en  Décembre  2017.

    Dans ce livre Antoine ROUSSEL, nous explique que chaque situation est différente et nécessite une approche personnalisée, c’est justement ce que permet de faire le simulateur de prêt immobilier en ligne. Un emprunt immobilier peut être effectué par un ménage avec un seul salaire ou deux salaires, d’autres types de revenus peuvent également être pris en compte comme par exemple une pension alimentaire perçue ou encore des revenus locatifs. Il faut également prendre en compte les charges de crédit en cours, si certains emprunteurs ont eu recours à des prêts à la consommation, la banque va tenir compte de ces derniers dans le calcul de l’endettement pour proposer à l’emprunteur une mensualité correspondant à son endettement.

    Simuler un prêt immobilier de 150 000 euros

    Tous ces éléments vont être balayés dans le cadre de la simulation de prêt immobilier en ligne et l’emprunteur pourra renseigner le montant souhaité dans le cadre de son achat immobilier (150 000 euros) et même préciser si ce dernier souhaite financer des travaux d’aménagement. Il est bon de savoir que ces démarches sont entièrement gratuites, elles ne nécessitent aucun engagement de la part de l’internaute et permettent surtout d’obtenir les conditions de prêt actuelles des banques. Une différence de taux, même minime entre plusieurs banques, peut permettre d’acheter plus grand ou alors de réduire le coût de son financement. La comparaison des propositions de financement et donc importante

     
     
  • Bêtes sans patrie d'Uzodinma Iweala

     

    Donnez une arme à un homme, il en sera transformé. Pour son premier roman, Uzodinma Iweala explore cette vérité aussi vieille que le monde. Dans une contrée d'Afrique sans nom et sans époque, le jeune écrivain américain nous plonge de manière fulgurante dans le quotidien et les pensées d'Agu, enfant devenu soldat malgré lui.

    Le regard est aiguisé, incisif. Les mots jaillissent comme le sang sous les coups de machette répétés. Dans un livre où la violence des massacres et des viols éclate à un rythme frénétique, la nausée guette à chaque page. Lorsque la peur se fait trop grande, le présent, insoutenable, Agu ferme les yeux et se remémore. Les journées d'école et les fêtes de village, les cérémonies religieuses, sa famille. Ces souvenirs fugaces d'un temps harmonieux hélas révolu sont comme une respiration, un appel d'air, la seule résistance possible. Et une suspension nécessaire dans le récit.
    Est-ce la puissance évocatrice de l'écriture qui donne à pénétrer l'imaginaire poétique de l'enfance ? Ou cette capacité à faire résonner les cris de rage, de douleur et de culpabilité d'une jeune âme meurtrie qui se croit contaminée par le mal et en quête de rédemption ? Reste que cette histoire, emplie d'humanité et de révolte, demeure un magnifique hymne lancé “à celles et ceux qui ont souffert”, à ces enfants du monde, soldats et esclaves de la guerre, qui devinrent un jour chair à canon et “bêtes sans patrie”. Bouleversant.

    Bêtes sans patrie d'Uzodinma Iweala, Editeur : L’Olivier, Publication :21/8/2008 

     

  • Les Gens du Balto de Faïza Guène

    Ce polar délirant, décapant et cru est à mon sens l’un des meilleurs de l’année… Organisé autour d’une intrigue policière, on voit rapidement se profiler, derrière ce schéma dit "choral" (chaque personnage, suspect du meurtre, parle à son tour), une analyse fine et cocasse de la vie ordinaire d’une banlieue pavillonnaire…

    'Les gens du Balto' change véritablement des romans érudits, dits "littérairement riches" dont on nous fait toujours l’apologie… Ici, pas de fioriture, pas de tournificotage autour d’un vocabulaire recherché mais seulement le langage vrai, le parler actuel. Le meurtre de Jojo, le patron du bar, n’est donc qu’un prétexte pour les habitants de Joigny-les-Deux Bouts pour raconter leurs problèmes : les bobos d’une population en mal de reconnaissance. Car tous à leur façon sont exclus : par leur couleur de peau comme Tanièl, par le chômage qui a rendu Coco - ancien plaquiste du 66 -  fanatique de jeux télévisés et finalement les séparent par des conflits générationnels : « Mes parents, ils sont bloqués dans une sphère temporelle. […] Le minitel avec clavier à chiffres romains c’est terminé !

    Debout là-dedans. » Voilà ce qui fait la richesse de ce livre : la dénonciation des problèmes actuels vécus par les "vrais gens" avec évidemment une plume Faïza Guène qui y est pour beaucoup. Un roman simple, touchant et hilarant à mettre entre toutes les mains !

    Les Gens du Balto de Faïza Guène, Editeur : Hachette Littératures, Publication :20/8/2008 

     

     

     

     

  • chronique du roman l'héritage des templiers de Steve Berry et Françoise Smith

    J'ai commencé mon aventure avec Cotton Malone et ce fut une aventure passionnante et sauvage. Je veux dire que dès le départ, nous avons été plongés dans une action lourde sans trop savoir pourquoi. Nous sommes cependant présentés à notre personnage principal de Cotton Malone, mais cette histoire n'est pas seulement racontée de son point de vue. Elle est également racontée par quelques autres personnes, dont le méchant principal, un personnage connu sous le nom de Sénéchal, et parfois par l'ancienne patronne de Cotton, Stéphanie Nelle.

    Dans l'héritage des templiers Cotton a donc travaillé pour le ministère de la Justice jusqu'à ce qu'un incident le pousse à prendre une retraite anticipée. L'histoire elle-même reprend un an plus tard où Cotton vit à Copenhague comme une sorte d'antiquité du livre. Un jour, il reçoit un appel de son ancienne patronne Stéphanie lui annonçant qu'elle sera dans la région, et c'est de là que tout part. Cotton était un personnage vraiment génial à suivre. Je suis intrigué par sa personnalité générale et je veux en savoir plus sur lui. Stéphanie était un bon personnage, je l'aimais bien mais elle aurait certainement pu être un peu plus étoffée. Ce livre s'intéresse beaucoup à son passé, mais j'ai été plus intrigué par tout ce qui se passe. Le personnage qui m'a le plus frappé était en fait le méchant de l'histoire. Son dynamisme, sa ténacité, les lignes qu'il était prêt à franchir ont été très très bien exécutées. Surtout avec ce livre qui se concentre beaucoup sur les Templiers et bien sûr sur la vérité qui se cache derrière eux.

     

    L'héritage des templiers a fait un travail fantastique avec le mystère général et a vraiment tenu le lecteur en haleine. Je sais que j'étais pour la quasi-totalité du livre. Je pense que la seule chose dont j'ai eu un peu de mal à m'y retrouver, c'est que l'histoire atteignait presque les 75 % et que le mystère est devenu très pauvre en informations, ce que je comprenais parfaitement, mais c'était parfois assez répétitif. Vers la fin du livre, il y a eu une révélation que je n'ai pas particulièrement ressentie comme nécessaire, mais qui était mineure.

     

    L’héritage des Templiers, de Steve Berry et Françoise Smith, Le Cherche Midi, 2007

  • Avis sur le livre d'Andreï Kourkov: Les pingouins n'ont jamais froid

    En digne héritier de Kafka, Kourkov reprend ses personnages de Le Pingouin qui ont fait son succès international. Un retour au pays de l'absurde plein de fraîcheur et de rebondissements.

    Les pingouins n'ont jamais froid est digne de son prédécesseur. Cette suite est totalement réussie : elle ne lasse pas ! Au contraire, la diversité des cadres spatio-temporels, la multiplication des péripéties qui se renouvellement jusqu'aux dernières pages mêmes, et la force de la critique des régimes post-soviétiques font de ce roman un très bon récit. Presque meilleur que l'original !
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    références :
    Andreï Kourkov, les pingouins n'ont jamais froid , Ed. Liana Lévi, 20€, 395pages.

     

     

  • Avis sur Le Vase d'or, d'E.T.A Hofmann

    Il s'agit d'un très beau conte, écrit en 1813, qui peut recevoir au moins deux lectures.

    D'abord, c'est une histoire fantastique pleine de rebondissements, bien écrite, au style vif, qui mélange intimement le réel (la Dresde du 19ème siècle) et la fable, dans l'esprit romantique un peu échevelé allemand. Novalis n'est pas loin…

    Mais c'est aussi le récit d'une quête initiatique de la "connaissance", de l' "Un", à travers une alternance d'épreuves bien réelles et de plongée dans le surréel et l'onirisme. Ce mélange permanent réel / surréel est magnifiquement conduit et ne se prend jamais trop au sérieux, en contraste avec le modèle avoué, La Flûte Enchantée de Mozart. Quelques indices :

    - Le héros (Anselme), gaffeur dégoûté d'une vie terrestre pleine d'échecs, en dépit de ses qualités profondes, aspire à la Connaissance (l'extase mystique) qu'il a un jour entrevue.
    - Un gourou (l'archiviste) va alors lui montrer les épreuves à surmonter (copie de grimoires insensés) et le guider.
    - Il lui montrera que le monde réel est comme un enfermement dans une fiole de cristal. Certains s'en contentent…Lui non.
    - Il l'aidera à comprendre la grande unité du "tout". La voie qu'il lui fera prendre, classique dans la philosophie orientale et peu ou prou dans toutes les mystiques, est celle de l'union des contraires - complémentaires, ici l'homme et la femme. Sa fille, le petit serpent vert, sera le pôle féminin dont Anselme tombe amoureux, prélude à l'union charnelle et mystique.
    - La scène finale de la 12ème veille n'est rien autre qu'un accouplement mystique, dans la ligne du bouddhisme tantrique ou du Cantique des Cantiques : "O mon bien aimé ! Le Lis a ouvert son calice…, le but suprême est atteint ; y a-t-il une félicité qui s'égale à la nôtre ? …". Rideau !

    Un livre plein de charme, un peu désuet, mais qui donne deux heures de belle lecture.

     

    Editions Aubier - bilingue - Domaine allemand