Libris

  • Avis sur le livre : Mangez-moi de Marina Damestoy

    Marina Damestoy est une jeune femme de trente-trois ans au moment où elle écrit la préface de Mangez-moi ; elle en a quasiment dix de moins dans les cahiers qui suivent. Et qu’écrit-elle alors ? Que décrit-elle ? Son quotidien, la débrouille, la descente dans l’ascenseur social – comme on dit maintenant – depuis la rue, là où elle est devenue SDF. Si Marina Damestoy revendique d’être une voix parmi tant d’autres de sa génération, elle est aussi celle qui surgit de la foule ; anonyme et singulière à la fois.

    On ne lira pas seulement Mangez-moi comme le récit d’une survie à travers les errances de Marina Damestoy ; ces textes montrent aussi comment cette jeune femme d’aujourd’hui, sur-diplômée, ultrasensible et créative, ne parvient pas à rejoindre le monde du travail ou celui des arts et comment elle refuse aussi parfois celui des humains. Se mêlent ici réflexions sur le théâtre, les festivals, les rave-parties mais aussi sur l’amour, la sexualité, l’altérité, l’autre sexe, la disparition, le voyage, la drogue ou encore sur la génération précaire, la violence des échanges en milieu tempéré et la difficulté pour un artiste d’aujourd’hui de rejoindre une communauté.

     

  • Avis sur : Le nouveau regime des plus-values immobilieres des particuliers, de Philippe Pascal

    Selon Philippe Pascal, la plus-value immobilière désigne la différence entre le prix d'achat et le prix de vente de votre bien. En règle générale, on vend un bien immobilier à un prix plus élevé que celui lors de l'achat. Cette plus-value est soumise à une fiscalité particulière, qui s'élève à hauteur de 34,5 % du prix de vente.

    Taxes sur les plus values immobilières

    Pour que l'on soit imposable sur la plus-value immobilière, il faut réunir les conditions suivantes, nous dit l'auteur dans son livre "Le nouveau regime des plus-values immobilieres des particuliers" :

    • La plus-value obtenue dans le cadre de la vente ne doit être ni nulle ni négative (on parle dans ce cas de moins-value) ;

    • La cession doit être fait à titre onéreux (vente ou échange). Les successions ou donations ne sont donc pas concernées par cette fiscalité ;

    • La vente ne doit pas faire l'objet d'une exonération ;

    • La vente doit porter exclusivement sur un bien ou des droits immobiliers.

    Soit 15,5 % de prélèvements sociaux auxquels s'ajoutent 19 % liés à au prélèvement forfaitaire de l'impôt sur le revenu, ce qui donne un taux maximal de 34,5 %. Evidemment ces taxes ne concernant pas l'achat d'immobilier à l'étranger par les Français ...

    Voici en détails la constitution de la fiscalité sur les plus-values immobilières :

    • 8,2 % de CSG ;

    • 4,5 % de prélèvement social ;

    • 2 % de prélèvement de solidarité ;

    • 0,5 % de CRDS ;

    • 0,3 % de contribution additionnelle « solidarité autonomie » au prélèvement social ;

    Bon à savoir : si vous réalisez une plus-value supérieure à 50 000 €, il faudra compter une surtaxe en plus de la fiscalité de 34,5 %.

     

    Le nouveau regime des plus-values immobilieres des particuliers, de Philippe Pascal , Editeur LexisNexis, 2014

  • livre : Intrigues au pays du matin calme, de Natsuki Sumeragi

    C’est dans une Corée moyenâgeuse que nous entraîne la Japonaise Natsuki Sumeragi. ‘Intrigues au pays du matin calme’ raconte les aventures de l’inspecteur secret du roi, sorte de super fonctionnaire qui voyage incognito à travers le royaume pour y relever les abus, les fraudes ou les injustices administratives. De fait, Natsuki Sumeragi joue habilement de cette ambiance quasi policière pour dresser un tableau captivant de cette société gangrenée par la corruption et un sens de l’honneur souvent déplacé. Les graphismes extrêmement soignés de la dessinatrice collent idéalement à l’ambiance historique, en droite filiation avec l’art de l’estampe.

    D’une grande prestance, son trait raconte les pauvres qui se font exploiter par d’avides administrateurs peu scrupuleux, ou ces élites qui abusent des aspirants fonctionnaires, forcés de se saigner pour avoir le droit de passer le concours mandarinal. Parfois, ils doivent même sacrifier bien plus que de l’argent…


    Dans ce monde cynique et immoral, Yun l’inspecteur tente tant bien que mal de faire régner l’ordre et la justice, porté par des idéaux souvent difficile à appliquer sur le terrain. Rythmées, laissant une grande place à des personnages approfondis, les quatre histoires de ce one-shot mêlent harmonieusement une dimension sociale et historique à des récits qui frisent parfois le fantastique : encore une belle réussite de Natsuki Sumeragi.

    Intrigues au pays du matin calme de Natsuki Sumeragi, Editeur : Delcourt, Publication : 2007,

  • Avis sur la BD : La Brousse ou la vie Les Tribulations du Choucas - Tome 2

    Si le choucas est plutôt un oiseau de montagnes, notre Choucas, lui, s’envole cette fois pour le Mali, sur les traces d’un gamin disparu qui l’oblige à croiser des personnages peu recommandables.

    Lax garde le ton qui a fait le succès de la série : des aventures mouvementées, un humour de tous les instants, un dessin abouti excellant dans l’esquisse de “gueules” marquantes, et un héros qui n’en est pas un, amateur de romans noirs qui tente de se hisser au niveau de ses modèles. Mais cet aspect amateur et improvisé des péripéties du Choucas ne doit pas cacher que pour cet album, l’auteur a eu un peu moins d’imagination que d’habitude.

    L’intrigue n’est pas parfaitement ficelée et semble ne jamais réellement décoller. Trop linéaire, elle se contente de mettre en scène une course-poursuite interminable, dans laquelle les péripéties manquent. Seul l’aspect social et critique du récit, notamment envers le racisme de la police parisienne, donne corps à cet album qui, sinon, se lit trop vite, sans que l’on ait le temps de s’impliquer dans cette histoire.

     

    La Brousse ou la vie : Les Tribulations du Choucas - Tome 2, de Lax,  Editeur : Dupuis, Publication : 2008

  • Livre : Rénovation des façades Guide à l'usage des professionnels. Alexandre Caussarieu, Thomas Gaumart

    Rénover une façade est à la fois une obligation légale (Art. L132-1 du code de la construction et de l'habitation) et une action de mise en valeur du patrimoine. Ce livre à l'usage des artisans en rénovation de façades à Ceret, Elne, ille sur tet, Estagel  ou des particulier au courant du nouveau  DPE 2021.

    L'un des meilleurs chapitre du livre concerne le ravalement de façades,  avec des conseils :

    Conservez l'aspect extérieur de votre maison en inspectant et en réparant les éléments suivants Portes/fenêtres

    - Inspectez le calfeutrage.

    -Réparez ou remplacez les ferrures cassées, serrez et lubrifiez les charnières et les fermetures.

    - Gouttières/descentes  : Assurez-vous que les eaux de ruissellement sont dirigées loin de votre maison.

    - Toit : Inspectez et assurez-vous que les bardeaux, les bardeaux de fente ou les tuiles sont sains.

    -Inspectez tous les solins et bouchez les fissures ou les ouvertures. Vérifiez que les avant-toits et les soffites ne présentent pas de signes de dommages.

    - Bardage :  Vérifiez qu'il n'y a pas de signes de détérioration.

    -Vérifiez les joints entre le bois et la maçonnerie. Imperméabilisez et réparez.

    -Inspectez les surfaces en bois pour vérifier que la peinture ne se décolle pas et que le bois n'est pas fendu.

    -Vérifiez la présence d'un résidu crayeux sur le stuc : preuve d'oxydation/détérioration.

     

    La peinture de la façade de la maison  :

    C'est le moyen le plus rapide et le plus facile d'avoir un impact significatif sur l'apparence de votre maison.

    -Que vous le fassiez vous-même ou que vous fassiez appel à un professionnel, la peinture implique un engagement en termes de temps, d'argent et d'efforts.

    -L'une des décisions les plus importantes est le choix de la bonne peinture. L'une des décisions les plus importantes est de choisir la bonne peinture, car elle est essentielle pour que votre nouvelle peinture soit belle et durable.

    -Le choix des couleurs est une question de préférence personnelle, mais il doit aussi s'harmoniser avec la couleur du toit, les briques ou le mortier existants, et s'intégrer dans le quartier.

     

    Rénovation des façades  Guide à l'usage des professionnels.  Alexandre Caussarieu, Thomas Gaumart , éditions Eyrolles, 2013

  • Avis sur la BD : Célébritiz de Lewis Trondheim et Ville Ranta

    Titre débile, sujet étrange et dessin franchement passable : à première vue, 'Célébritiz' est l'une des pires BD qui soient. Le dessinateur a notamment un grave problème avec les nez, celui du héros ressemblant parfaitement à... une main.

    Mais il suffit de lire la première phrase pour qu'un sourire s'installe sur nos lèvres. Le dessin naïf prend toute sa saveur, soutenu par une narration premier degré, répétitive, idiote, bref : délicieuse. Michel Canard prend une pilule et le voilà star. Ce point de départ simple est parfaitement exploité dans un scénario complètement barré qui part dans tous les sens, où les conséquences tirées par les cheveux de la vie insignifiante de Michel Canard - il va jusqu'à provoquer des guerres ! - sont d'une folie désopilante.

    Devenir une star, c'est bien, mais c'est mieux si cela permet de coucher avec des femmes et de se faire de l'argent. Michel/Mickael l'a bien compris, mais, en bon raté qu'il est, ses rares bonnes idées se retournent vite contre lui. Son esprit volatile et ses remarques terre-à-terre déclenchent immanquablement l'hilarité du lecteur. On sent que les auteurs s'amusent, et c'est contagieux. Derrière cette apparence absurde et humoristique se cache en plus une amusante parodie de la célébrité et de l'hypocrisie qu'elle engendre. Comme le remarque si bien Michel Canard, ce n'est pas ce qu'il dit qui compte mais qui le dit, le Michel inconnu et transparent ou le Mickael bêtement admiré.

    Comme toujours avec Trondheim, c'est fin et désopilant. Un album très malin, d'une fantaisie rare.

    Célébritiz de Lewis Trondheim et Ville Ranta, Editeur : Dargaud, Publication 2006