• Le mec de la tombe d’à côté / Katarina Mazetti

    mec-de-la-tombe-a-cote.JPGDésirée est une bibliothécaire carriériste qui s’abreuve de culture. Elle vit dans un appartement immaculé et tendance dont elle a fait l’acquisition avec son époux récemment décédé, et enrage que ce dernier ait trépassé avant de lui avoir permis de connaître les joies de la maternité.

    Benny, un fermier terre-à-terre, vit au rythme de ses vaches et a un emploi du temps chargé qui lui laisse relativement peu de marge de manœuvre. Il séjourne dans une rustique maison assez mal entretenue depuis la mort de sa mère, et rêve d’une femme qui l’épaulerait dans son travail, s’occuperait du ménage et lui ferait des enfants.

    Désirée et Benny n’ont pour seuls traits communs que d’être trentenaires, célibataires et d’entretenir dans le même cimetière le lopin de terre de leurs morts respectifs.

    Au début, chacun se laisse aller à de nombreux préjugés sur l’autre. Tout y passe : l’attitude, l’apparence, les habitudes, les goûts en général.

    Qu’on se le dise, ils se détestent, et pourtant, un jour, un concours de circonstances va les amener à se sourire mutuellement…

    Ce sourire échangé va générer une profonde métamorphose dans la vision qu’ils ont l’un de l’autre et mettre subitement fin à leurs a priori. Plus que ça, ils vont être les proies d’une ruade de sentiments encline à les attirer l’un vers l’autre. C’est ce qu’on appelle un coup de foudre.

    A l’amorce de leur relation, le mot « passion » prend sens pour Désirée et Benny. Légers, ils se croient redevenus adolescents, mais les premiers nuages ne tardent pas à survenir en raison de leurs divergences fondamentales.
    Katarina Mazetti illustre un choc culturel spectaculaire…

    Mon entourage m’a houspillée pour que je lise ce livre dès sa parution. C’est ma maman qui a commencé. L’ouvrage qui était en sa possession était paré de pages roses  et j’ai pris peur en apprenant qu’il mettait en scène une bibliothécaire : sans le savoir, je me suis, comme Désirée et Benny à leurs débuts, armée de puissants préjugés en considérant dès la première seconde qu’un roman rose ne pouvait que discréditer le métier de bibliothécaire